Le corset : son histoire
Cet objet de torture qui a opprimé les femmes au XIXème siècle?
Depuis quelques années, le corset fait une réapparition sur les
podiums de mode, aidé médiatiquement par le film Moulin Rouge.
Il continu à apparaître régulièrement autour des
ventres des célébrités pour le plaisir de tous. Vous trouverez
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L'histoire du corset
Il apparut pour la première fois pendant la période minéenne
(vers 1700 av JC) et a ensuite virtuellement disparu jusqu'à la renaissance
(XVème siècle). Le corset est toujours porté aujourd'hui,
et fait même un grand retour. Sa forme a changé continuellement
à travers l'histoire avec une conception esthétique de la silhouette
féminine, puis par la mode et le type de robe. Pendant un temps il fut
plus ample, et redevint petit comme une large ceinture ; parfois il accentuait
ou rehaussait la poitrine, pour la minimiser et l'aplatir ensuite. Souvent il
accentuait la taille, affinait ou amplifiait les hanches.
1) Ses premières apparitions
L'histoire du corset est assez longue. Il apparut pour la première
fois pendant la période minéenne (vers 1700 av JC) et a ensuite
virtuellement disparu jusqu'à la renaissance (XVème siècle).
Le corset est toujours porté aujourd'hui, et fait même un grand
retour. Sa forme a changé continuellement à travers l'histoire
avec une conception esthétique de la silhouette féminine, puis
par la mode et le type de robe. Pendant un temps il fut plus ample, et redevint
petit comme une large ceinture ; parfois il accentuait ou rehaussait la poitrine,
pour la minimiser et l'aplatir ensuite. Souvent il accentuait la taille, affinait
ou amplifiait les hanches.
Le vêtement le plus surprenant était le corset porté par
les "déesses serpent" et la fresque représentant les
femmes à la mode de Tirynthe et de Thèbes, qui n'avait pas de
ceinture. Ce corset qui aplatissait la jupe sur les hanches, accentuait la finesse
de la taille et mettait la poitrine en évidence, il devait être
formé d'une structure de plaques de métal. C'est vers 1800 Avant
JC, que l'on représente la première application avec une structure
métallique. Une forme de corset est née dans l'ancienne Grèce.
Des bandes étaient portées sous le "chiton" et la tunique
de cuir, celles-ci donnaient la forme de la poitrine et des hanches. Quelques
unes des robes portées vers 1170 apparaissent comme étant si serrées
qu'elles suggéraient le port d'un corset. Un vêtement de support
similaire au corset, qui accentuait la taille et le buste, apparut au XIV et
XVème siècle avec la mode bourguignonne.
2) Le corset au XVI et XVIIème siècle
La première grande période du corset commença avec la
propagation de la mode espagnole entre le milieu du XVI et le XVIIème
siècle. L'extrême finesse de la taille des femmes élisabéthaines
ne pouvait seulement être réalisé que par un impitoyable
corset. De forme rigide, il était nécessaire à l'accompagnement
de la crinoline (robe à cerceaux), afin de créer une longue et
fine taille. Contrairement à la mode bourguignonne, la mode espagnole
a presque supprimé la poitrine, à l'aide d'un corset rigidifié
de planchettes de bois ou de métal, ou fait en deux parties, accroché
sur le devant et lacé dans le dos et appelé "body".
Les corsets du premier tiers du XVIè siècle étaient de
rigides cages à charnières de fer et autres spécimens de
ce genre, ressemblant à des armures perforées de trous ; il furent
remplacés par l'acier flexible pendant l'ère de Catherine de Médicis.
Durant la dernière partie du XVIè siècle, les corsets était
baleinés dans des motifs tels que ceux montrés sur le corsage,
et étaient allongés et fermement maintenus par le centre du busc
en métal, en os ou en bois.
Les femmes enfermées dans leur crinoline et leur corset, étaient
obligées de se déplacer de manière digne et majestueuse,
se déplaçant d'une marche glissante plutôt que d'une marche
naturelle. La silhouette idéale espagnole était élégamment
fine et aussi les femmes et les hommes se corsetaient lorsqu'il était
nécessaire pour y parvenir. L'allure des femmes espagnoles était
caractérisée par une élégance mince de bon goût.
Mais alors que la silhouette masculine a été confinée et
assistée par des baleines dans les doublures, le corps des femmes était
contraint plus rigidement. Sous la robe était porté un corset
de toile de lin construit pour aplatir la poitrine et maintenir les jupons,
créant une taille fine, le haut de forme conique concave.
En France de 1574-89 on nota une féminisation des hommes. Les baleines
et les corsets contractaient la taille et le doublet (vêtement porté
près du corps par les hommes (manteau rembourré)) avec une bombarde
afin de créer la forme de ventre bombé. Le style français
pour les femmes avait une tendance plus extrême pour le corset, allant
du bas de la silhouette et donnant un tour de taille excessivement long et mince.
Après 1620, comme l'influence de la puissance espagnole progressait,
la mode européenne affichait une ligne plus naturelle et plus libre ;
La rigide restriction des baleines et de la bombarde était relâché.
A présent, au baleines et de la bombarde
était relâché. A présent, au cours des années,
il y eu un retour progressif au tailles sveltes, le corsetage maintenait encore
plus de jupons abondants. C'est seulement depuis le début du XVIIème
siècle que les décolletés était une fois de plus
réintroduits sous l'influence de la mode française. Le corsage
serré était baleiné pour donner une forme concave sous
la poitrine et était ouvert sur le devant. Le corset fortement baleiné
fermé avec un laçage dans le dos et devant était coupé
et formé pour remonter la poitrine. Les corsets étaient minutieusement
gansés, et finissaient en franges non baleinées en dessous de
la taille : ceux-ci étaient portés sous la ceinture des jupons,
alors que les grandes baleines de devant étaient portées dehors
par dessus la ceinture. L'extrême décolleté du corsage nécessitait
que le corset soit sans bretelle, bien qu'il y aurait pu en avoir, comme les
bandes de part et d'autre des bras au siècle suivant. Vers la fin du
siècle, apparaissent des corsets comme ayant été faits
en deux parties, lacés devant et derrière, mais l'ancien principe
persistait.
Slogan publicitaire d'une vitrine de corset :
" Contient les forts, soutient les faibles, ramène les égarés.
" (XVII siècle)
3) Le corset au temps de la Cour
Depuis que les couturiers ont développé les pourpoints et les
armures de lin qui fournissaient des vêtements rembourrés et baleinés,
la conception de corset était considérée comme partie de
la mode. Le corset était souvent une partie intégralement visible
de la mode. Ils étaient portés à la Cour et à cheval,
par les femmes enceintes, les garçons et les filles. Il y avait une différence
entre le corset anglais long, de coté droit, devant lisse et lacé
dans le dos ; et les courbes du corset français avec son laçage
en V à l'avant. Comme les manières devinrent plus libre, les dessous
portés à la maison reçurent plus d'attention ; des robes
décontractées sans corset sont inventées pour les réceptions
de salons.
De taille courte dans le XVIIème siècle, ils devinrent plus allongés
dans le XVIIIème siècle. Les nouveaux procédés mécaniques
furent adoptés dans l'industrie du textile. Le corset et les robes à
cerceaux dominaient la silhouette des robes pendant presque tout le XVIIIème
siècle. La forme était artificielle, cependant élégante
et féminine. Vers 1720 la robe à paniers fut transformée
en une robe plissée qui s'appellera plus tard la robe à la Française.
Sur l'avant, le corsage se fermait sur les deux cotés du ventre, couvert
d'un triangle de luxueuses décorations.
Le corset particulièrement rigide et comprimant durant toute cette période,
était porté pendant l'enfance. Il était fait de matériaux
durs qui étaient cousus très serré en colonnes de haut
en bas, enfermant l'ossature en rotin ou en os de baleine. L'ourlet du bas était
découpé en lambeaux afin qu'il puisse s'adapter à la forme
des hanches. L'avant supporté par des baleines, se terminait en pointe
en dessous de la taille. Le dos également baleiné et habituellement
plus haut que le devant, duquel partaient les bretelles qui s'accrochaient à
l'avant, et les cotés remontaient jusqu 'en dessous des aisselles.
Les costumes de la cour du XVIIIème siècle ou les grands habits
étaient seulement la continuité des costumes de la cour de Louis
XIV. Ils comprenaient un corsage rigide avec des épaulettes horizontales,
laissant les épaules nues, lacés dans le dos se terminant en pointe
à la taille. Des broderies imitaient la forme de l'estomac. Pour le décolleté
pigeonnant de la Cour, les bretelles étaient passées autour des
bras. Si la femme n'était pas apte à porter cet apparat, elle
était autorisée à porter un corset ordinaire couvert d'une
mantille.
1750-75, les années de l'extrême, la mode caractérisée
par l'atrocité du corset très serré s'atténua. Une
première vague atteint la France avec le sport et l'équitation,
avec un engouement grandissant vers la simplicité, tels les vêtements
confortable inventés. Le "corset ouvert" était lacé
devant et derrière, et pour les personnes corpulentes des laçages
supplémentaires pouvaient être ajoutés. Parfois les corsets
étaient recouverts avec des tissus de robe et formaient le corps de la
robe, avec des œillets autour de l'épaule afin que les manches puissent
se détacher.
La projection du rail de fer devait supporter le corsage bouffant qui fut à
la mode pendant les dix années suivantes. Dans les années 1770
une robe simple avec une taille moins restrictive était à la mode
avec la robe à l'anglaise. En France particulièrement, le laçage
serré fit une récession avec le corset court, style coïncident
avec la révolution et le directoire. La simplicité des formes
était la tendance générale, facilitée par l'absence
du corset et la mode du léger. Toute l'ampleur des robes était
dans le dos, et le corsage, qui se fermait derrière était froncé
pour être plus collant.
Avant la révolution, l'appel de Jean Jacques Rousseau pour un retour
à la simplicité et à la nature fut entendu et influença
même les nobles. Certaines marquises se mirent à délacer
leur corsets et à allaiter leurs enfants ce qui était proprement
révolutionnaire. Depuis 1750, une croisade médico-pédagogique
s'était engagée contre le corset. En 1770 est publié un
célèbre ouvrage signé Bormand "La dégradation
de l'espèce humaine par l'usage du corps à baleines". Rousseau
prit d'aillleurs part à cette bataille anti-corset. Les docteurs Winslow,
Dessartz, Vandemonde, Tissot, Leroy et même le célèbre naturaliste
Buffon pour l'abandon de ce "pressoir à corps".
De 1794 à 1800 les corsets étaient courts, et n'étaient pas portés universellement.
De 1800 à 1811 les corsets étaient longs. Ils se constituaient de jean ou de
bougran, bien rigidifié avec des os de baleine. Il s'étendit jusqu'au dessus
des hanches, et vers le haut pour remonter la poitrine. La forme du bas était
souvent droite et n 'était pas coupé en lambeaux comme auparavant, car ce procédé
resta considéré comme ringard jusqu'en 1820. Parfois la coupe était "vandyked"
; mais une méthode alternative de rembourrage, des bonnets utilisés pour soutenir
la poitrine, était aussi utilisée afin d'atténuer la rigidité de la poitrine.
Le corset était lacé par derrière, son dos étant rendu rigide par des baleines
ou des buscs d'acier. Comme autrefois les œillets étaient cousus et n'avaient
pas de protections métalliques.

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4) Le triomphe du corset (1/3)
Le corset réapparut en 1804, allégé et raccourcit, sans
ressemblance à l'ancien. A l'origine c'était une sorte de petit
corsage élastique qui couvrait seulement la poitrine, des épaules
au haut de la taille. Après 1806 il était baleiné et s'accompagnait
d'un busc, et en 1808, certains furent conçus pour aplatir le ventre
et les hanches. Le corset peut parfois être vu à l'ouverture des
robes "coupe basse". Le petit corset était également
rigide, et aussi lacé dans le dos. Comme la mode était d'avoir
de fines hanches et une poitrine généreuse, il y avait parfois
des plaintes.
Quelqu'un dit : 'Avec les nouveaux corsets que nous voyons, sur huit femmes
sur dix, les hanches sont compressées dans une circonférence un
peu plus petite que la taille et la poitrine est remontée jusqu'au menton,
créant une sorte d'étagère charnue, dégoûtant
pour le spectateur et incommodant pour la personne. La plupart des femmes se
lacent tellement serré elles mêmes que Napoléon dit à
Corvisart : "le corset est l'assassin de la race humaine." Un spécialiste
A.Bretel en 1808 créa le corset à la Ninon, sans baleine, seul
le busc restait afin de donner la rigidité indispensable.
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Après 1810, le corset réapparut. La taille devint plus prononcée
en 1816 avec l'apparence du "corset de divorce". Le nom est trompeur
; il permettait de séparer les seins. Il consistait en une pièce
triangulaire de fer ou d'acier, rembourrée et avec des cotés courbes,
la pointe se dirigeant vers le haut, les séparant et produisant le forme
grecque. Les "vêtements pour femmes enceintes" sont décrit
en 1811 comme enveloppant complètement le corps allant des épaules
jusqu'en dessous des hanches, et minutieusement baleiné "afin de
produire une compression et réduire à la silhouette désirée
la protubérance naturelle de la femme en état de fécondité."
Pendant les premières décennies du XIXè siècle,
la redingote pour les hommes était cintrés et corsetés
si nécessaire. Les dandys portaient fréquemment un corset comme
aide à leur beauté. Des illustrations contemporaines montrent
qu'après Waterloo, la taille masculine devint une attraction d'après-guerre,
et resta tel le symbole du raffinement pour au moins une génération.
Le tour de taille des femmes, qui avait été situé sous
la poitrine, est redescendu à sa position normale, sur un corsage affiné
ou ceinturé. Le serrage du corset devint plus important, en partie pour
accentuer la très admirée "taille fine" et en partie
en tant que contrainte morale pour corriger la perte des coutumes de la Régence.
Les demi corset, faisant 20 à 25 cm de haut, avec un léger baleinage,
étaient portés lors de tâches ménagères pendant
la journée. Les œillets métalliques vinrent renforcer les
corsets en 1828 ; et c'est en 1839 qu'un renfort élastique de substance
végétale a été inventé, à la place
des fils de cuivre a présent utilisé pour les bretelles, hauts
de gants, corsets… Il est dit fait en caoutchouc des Indes. Les corsets
etaient rembourrés pour la silhouette des années 1820, et durement
serrés pour se conformer aux incroyables et exubérantes rondeurs
idéales des années 1830. Le corset est taillé en soufflet
et lacé pour former la taille, mais il n'est pas assez long pour recouvrir
les hanches et les fesses.
L'age romantique des années 1830 niveau de taille souligné. 1835-40 commença
la procédure d'allongement de la taille à l'aide d'os de baleine et de fer.
Le corset n'était pas uniquement par dessus la poitrine, mais aussi par dessus
l'abdomen et le bas du dos aux hanches avec un grand busc de bois, de métal
ou d'os de baleine, traversant tout le devant du vêtement ; Ils augmentèrent
en longueur par degré. Le corset de jour des années 1840 avait des bretelles
et était fermé à la poitrine. En 1848, les vêtements était faits avec des fils
élastiques tissés dans le matériau. Mais l'expansion de la jupe, la taille compressée
n'était plus en vue, on lisait "l'age des vêtements rigides est terminé, et
les femmes élégantes modernes portent des vêtements avec de petites baleines,
sinon sans.

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Vers 1850, les petites baleines étaient donc utilisées dans les corsets. Ils
étaient minutieusement taillés, avec des goussets élastiques intégrés. Une fermeture
sur le
devant avec des loquets souples fut montré à l'exposition de 1851. Il y avait
le 'corset amazone' qui avait un laçage élastique se détendant à chaque respiration
et pouvant être raccourci de 9 cm en tirant sur une ficelle dissimulée. Les
vêtements étaient restrictifs, couvrant les femmes de multiples couches et endommageant
leur santé avec cette constriction. Au milieu du XVIIIè siècles, les docteurs,
les philosophes et les réformateurs ont commencé à lutter contre le corset.
C'est en 1851 que Mrs Amélia Jenks Bloomer voyagea pour montrer et faire connaître
aux gens la "robe de la réforme" qui était une tentative de libération de la
femme contre cette compression du corset et des crinolines et leur donner quelque
chose de plus sain et de plus confortable à porter. La tenue était dessinée
par Elizabeth Smith Miller. Elle consistait en un style turque. Elle fut regardée
avec dédain, horreur et dégoût. Dur et difficile à coudre, les corsets étaient
toujours faits par les artisans spécialisés ou par les couturiers.Vers le milieu
du XIXème siècle ils furent produits en grande quantité par l'industrie.
Un journal parisien de 1859, rapporte un fait divers :
"Une jeune femme, dont toutes les rivales admiraient la finesse de la taille,
mourut 2 jours après le bal. Qu'était-il arrivé ? Sa famille
voulut savoir ce qui avait causé cette mort subite, à un si jeune
âge et il fût décidé de pratiquer une autopsie. Le
résultat fut étonnant : Le foie avait été percé
par 3 côtes ! Voilà comment on peut mourir à 23 ans, non
pas par typhus ou en accouchant, mais à cause d'un corset. "
4) Le triomphe du corset (2/3)
En 1860's les tailles fines devinrent encore un élément de séduction
et d'attrait. Les corsets reprirent leur pouvoir avec deux fois plus d'importance.
Ils devinrent de courte taille à l'approche des années 1860. Ils
se fermaient devant ou derrière avec un busc en métal devant,
quelques baleines et pleins de goussets élastiques. Alors que le corset
diminuait, il devint plus serré. Les vêtements faits à la
Française étaient composés de pièces de soie élastique
blanche assemblées par une fine bande de ruban formant un " réseau
" contenant très peu de baleines. Ils étaient ouverts par
devant et attachés par des petites bandes et des boucles, se laçant
dans le dos.
Pendant les années 1860's, les hanches étaient rendues incroyablement
maigres, les jupes sont à godets et les jupons bouffants sont descendus
plus bas avec des empiècements plus larges. Vers la fin de cette décennie
et durant la phase de "laçage serré", une évidence
contemporaine est qu'une taille mesurant entre 44 et 53cm était une pure
aspiration de la mode, mais une réalisation fréquente, obtenue
en 1867 par le corset "corset allant comme un gant" de Thomson sur
lequel les attaches de devant étaient maintenues par des crochets métalliques
; ou par le corset à la Française à fermeture dans le dos
avec un long busc de fer traversant de haut en bas le devant du corset.
Le corset était comparativement court jusqu'en 1875, avec le grand corset
et le laçage serré afin de donner une silhouette fine à
la mode. A cette période, on
admettait qu'il servait en tant que nouvel attribut, il n'avait plus qu'un but
attractif mais également une fonction morale, désiré des
femmes afin de s'exercer à la contrainte. Le corset à " bec
de cygne " à porter sous le corset de cuirasse de 1878 et des années
suivantes à un busc de fermeture à l'avant se terminant au dessous
en une fine courbe. Avec les robes à fourreau à l'approche de
cette période, les fermetures dorsales étaient préférées,
la fermeture devant gênant avec le corsage. De tels corsets devaient être
recouverts de satin noir et formés du minimum de laçage afin que
cette camisole puisse être cachée, alors que, pour garder de l'espace,
les dessus de jupon étaient directement boutonnés sur le corset.
En 1878, les jarretelles cousues en bas du corset et attachées aux bas,
commencèrent à remplacer l'utilisation des jarretières.
En 1882, les jarretelles sont faites de satin et d'élastique avec des
clips doré.
En 1880, le corsage de la robe était dessiné pour ressembler au
corset, afin de suggérer que la femme était complètement
habillée. Le corset continua a être de longue taille, et était
souvent de matériaux tel que la soie, le satin, de brocart et d'une grande
variété de couleurs. En 1886 un corset de soie de couleur abricot
et bleu paon était la couleur préférée. Dans les
années 1890, le jaune était de tendance. A partir de 1890, le
corset était toujours porté par dessus les jupons et était
minutieusement décoré de volants et de rosettes colorées.
Durant ces années on vit un semblant de formes raccourcies, avec une
intensité considérable de laçage serré.
En 1889 apparaît le "corselet-gorge" inventé par Alice
Cadolle. Le but était d'inverser les forces de support. Le problème
à résoudre, maintenir la poitrine. Au lieu de s'appuyer sur les
hanches comme le corset et de recueillir les seins par en dessous comme dans
des coupes, le principe était de suspendre la poitrine pas des bretelles.
Le diaphragme était enfin libéré.
4) Le triomphe du corset (3/3)
L'ambition des filles était d'avoir à leur mariage, une taille
n'excédant pas le nombre d'année de leur age (le tour de taille
était mesuré en pouces sachant que 1 pouce = 2,5 centimètre).
D'immenses manches aidaient à créer l'illusion. En 1892, il était
dit :
"Rien n'est plus approprié pour la silhouette ; la taille semble
infinitésimale". En dépit de la bicyclette, les filles devaient
se lacer elles mêmes, tandis qu'elle rembourraient leurs hanches et les
cotés de la poitrine afin de ressembler le plus possible à la
ligne du sablier. La mode décréta que les hanches très
larges devaient prédominer avec une taille distinctement diminuée.
Les dessous étaient rendus droits, donnant un soutien à la silhouette,
mais la laissant souple et pleine de grâce et de souplesse, accompagnés
d'un rétrécissement de la hauteur du dos permettant l'extension
de la poitrine. Pour la mode victorienne, le nouveau corset à devant
droit était essentiel, apportant la rigueur de la silhouette tant admirée.
Les caractéristiques de celui-ci était que bien que lissant la
ligne en dessous, il donnait toute sa splendeur à la poitrine de ce fait
améliorant le charme et l'allure.
En 1892, le nouveau look connu en tant que " fille Gibson ", donnait
un juste équilibre des épaules, du buste débordant de sa
ligne droite de devant avec ses courbes pleines de grâce au dessus des
hanches.La taille maintenue bien en bas de la silhouette ; la poitrine portée
bien devant et les épaules basses, la taille longue et courte derrière.
En 1905, les filles Gibson, comme décrite par Miss Camille Clifford,
établissaient un idéal, et ainsi le corset devint plus long en
dessous de la taille et plus court au dessus. Quelques corsetiers de Paris descendirent
le corset à mi-hauteur des cuisses, laissant visibles les hanches et
un buste bien formé. Il donnait une rondeur à la taille et une
ampleur
aux hanches. En 1907 une ligne svelte était très populaire et
les hanches étaient diminuées.
Le corset de 1908 était coupé si bas qu'il semblait impossible
de s'asseoir. Il n'y a pas d'évidence que les femmes victoriennes avaient
leurs cotes enlevées. The English women's Domestic Magazine dit : 'Si
vous voulez qu'une fille grandisse gentiment et de façon féminine
suivant sa manière et ses sensations, ''lacez la serré'' '. Le
célèbre " lacez la serré " a souvent été
cité comme preuve que les filles et les femmes de l'époque victorienne
étaient forcées d'éprouver la douleur de l'écrasement
des cotes comme méthode délibérée de l'oppression
féminine.
Les corsets mesuraient habituellement entre 45 et 75 cm. De plus grandes tailles
de 78 à 90 cm et au dessus étaient également disponibles.
Une publicité pour de "très petites taille de corset"
donnaient des tailles de 38-66 cm et on ciblait une clientèle d'habitués.
Une petite poignée de fabricants approvisionnaient le marché fétichiste
produisant inhabituellement des petits corsets pour les femmes et les hommes.
La taille minuscule mentionnée dans The Englishwomen's Domestic Magazine
n'était pas typique de toutes les femmes de cette époque.
Portrait de l'Impératrice Elizabeth d'Autriche
Il est par conséquent temps de rompre le mythe des tailles de 40 cm comme
référence pour penser aux femme du XIXème siècle.
Beaucoup de lettres de The Englishwomen's Domestic Magazine contiennent les
mots "discipline", "restriction", "contrainte",
"souffrance", "douleur", "torture", "agonie",
"sou-mission" et la "victime". Une petite taille seule n'était
pas assez pour certains correspondants, qui discutaient que 'la moitié
du charme de la petite taille ne venait pas, en dépit de, mais justifiait
le fait d'être fortement lacé' - 'plus il est serré meilleur
c'est'. Selon une biographie moderne, l'Impératrice Elizabeth d'Autriche
avait un tour de taille de 50 cm. Elle était obsédée par
son régime et d'améliorer son tour de taille. Elizabeth représentait
le prestige et encore aujourd'hui envers les enthousiastes du corset.
La plupart des hommes du XIXème siècle ne portaient pas de corset.
Des ceintures corsets existaient cependant. Dans les années 1820 en particulier,
les dandys parfois portaient des corsets (baleinés et lacés dans
le dos) dans le but d'obtenir un corps en sablier. The Workingwoman's Guide
de 1838 dit que les vêtements de l'homme étaient utilisés
dans l'armée, pour la chasse et les exercices fatigants. Selon un historien,
ces vêtements étaient juste des bandes ou des ceintures, qui n'avaient
rien à voir avec les courbes féminines. Parfois les corsets d'homme
étaient justifiés pour des raisons de santé tels que les
"mal de dos". Ils étaient également recommandés
aux fortes personnes. En 1910 Photos Bits publia plusieurs numéros spéciaux
sur les " tailles minuscules ", l'un d'entre eux envisagea le possibilité
de fonder un club sur les corsets et une ligue Minéenne dans le but de
promouvoir le laçage serré masculin.
5) La fin du corset
Jusqu'à la fin du siècle l'élégance et le corsetage
était de pair pour toutes les modes. La silhouette à la mode pour
la femme pendant la première décennie du XXème siècle
était obtenue par des corsets incroyablement baleinés et l'addition
de rembourrages ou d'ourlets là ou la nature n'avait pas été
généreuse. Ceci pour une poitrine rebondie et en pleine forme,
une taille fine, un bon dos, et des hanches droites. En France, Paul Poiret
dessinait pour la haute couture la nouvelle femme de 1909-1914. Cette femme
n'était plus entravée par des corsages durement baleinés.
Il introduit un style néoclassique de robe. En mode à un niveau
plus élevé, l'allure de la femme d'époque victorienne avec
sa taille de guêpe, ses hanches généreuses et sa poitrine
étaient "out". Les corsets étaient toujours portés
mais n'était plus aussi longs et droits. A l'aide de corsets droits toutes
les courbes étaient supprimées. Pour tous les corsets qu'ils soient
lacés dans le dos ou devant, le baleinage
était très important. Il y avait une grande tension au niveau
du vêtement. Les baleines en acier inoxydable remplacèrent celle
en os de baleine. En 1912, de nouveaux aciers recouverts de caoutchouc ou de
celluloïd était retenus, et les usines d'os de baleine ne reprirent
jamais leur souffle. Sous le titre "le corset fait la silhouette",
on décréta en 1912, que "la silhouette à la mode"
se rapprochait de la taille naturelle avec une ligne longue et légèrement
galbée mais avec des hanches très peu formées. A travers
cette période le corset resta droit, alors qu'il se raccourcissait progressivement
au dessus de la taille pour se rallonger en dessous, ce qui formait un fourreau
de tissu et d'acier.
En 1913, les corsets ne montent plus aussi haut, mais descendent très
bas, presque aux genoux. On imagine les contorsions pour monter la marche d'un
tramway, ramasser quelque chose à terre ou encore aller aux toilettes
: fallait-il de délacer, se dégrafer ou s'extirper de son corset
en le remontant ?
La première guerre mondiale fut la première tentative vers l'arrêt
du port habituel du corset. Les hommes au front, les femmes doivent assurer
le travail en ville. Mais malgré cette tâche, les femmes persistent
à le porter, tant elles sont habituées à son maintient.
Ce n'est que par soucis d'efficacité qu'elles se rendent compte de l'incommodité
de travailler avec un corset, et se tournent vers des vêtements beaucoup
plus légers leur permettant une plus grande souplesse et un plus grand
confort pour travailler.
Les années 1925-27 ont eu une apparence asexuée et s'en était
fini avec ces cages inflexibles. Les femmes a présent confrontées
aux hommes doivent apparaître plus masculines ou moins féminines.
L'apparence à la mode dans les années 20 était mince et
droite avec une brassière aplatissant et dissimulant partiellement les
seins. Le corset produisait une compression des fesses assurant un effet amincissant.
Une combinaison du corset et de la brassière apparut aux Etats Unis en
1921, et une année plus tard le "corselet sous la ceinture"
avec une ceinture ajoutée pour un meilleur maintien des abdominaux. Il
devint connu sous le nom de vêtement de maintien. Les variations suivantes
telles que le corso silhouette qui en 1923, était un mélange de
corsage, de ceinture, jupons et de pantalon.
En 1917, les Américaines répondent à l'appel du War Industries
Board en renonçant à acheter des corsets à baleines d'acier,
libérant ainsi 28 000 tonnes de métal, de quoi construire 2 cuirassés.
En 1925 un corset avec une culotte détachable et des jupons, et agrafé
dans le dos était porté pour assurer un contrôle parfait.
Le tour de taille naturel était ignoré. Un substitut au corset
apparut, qui variait entre le support des abdominaux au léger porte-jarretelles
avec ou sans baleines.
Quelques unes étaient faites seulement d'élastiques et certaines
avec des fermetures éclair. Pendant les années 30, le tour de
taille était au naturel, accentué et formé par une ceinture.
Les robes du soir de 1938-39 étaient sans bretelles, mais avec quelques
baleines. Le développement du latex par Dunlop en 1932 était un
véritable changement pour la corseterie. Ces nouvelles ceintures extensibles
dans les deux sens étaient accueillies avec enthousiasme, car elles donnaient
une parfaite liberté de mouvement sans aucune contrainte. Associé
à la fermeture éclair, le résultat fut que les gaines rangèrent
les corsets au rang d'antiquité excepté pour les fortes personnes
et celles d'age moyen.
II. Qu'est devenu le corset depuis la seconde guerre mondiale ?
Si la première guerre mondiale fut un coup dur pour le corset, la seconde
guerre fut le coup de grâce. La nécessité de confort, et
le besoin d'acier pour produire les armes de guerre, le corset et l'entretient
de leur silhouette n'étaient pas les préoccupations premières
des femmes pendant cette période.
La guerre terminée, les femmes se remettent à prendre soin de
leur apparence. Un corset appelé guêpière fut introduit
par Marcel Rochas en 1947 afin de produire une petite taille. Connu en Angleterre
en tant que "Waspie" et aux Etats Unis en tant que "waist cincher",
il était une abréviation du corset avec une hauteur de 15 cm de
matériaux durs, avec des morceaux d'élastique, des baleines, un
laçage dans le dos qui permettait de maintenir la uniquement taille ;
il fut admirablement adapté par le nouveau look de Dior la même
année.
Le corset, comme les chaussures, fut l'un des premiers objets à être
traité comme fétichiste, et reste l'un des plus importants parmi
ces modes. Il a éveillé plus de controversité qu'aucun
autre objet n'a réussi à le faire. Il y a de cela deux raisons
: l'une est médicale, et l'autre textuelle et sexuelle. Il a été
identifié trois catégories de personnes portant un corset aujourd'hui.
Les premiers sont les "non-conformistes" qui souhaitent changer la
forme de leur corps et obtenir un esthétisme idéal. Les "identificateurs",
qui associent le corset à la féminité et aux sous-vêtements
féminins. ils ne sont pas forcement intéressé à
modeler leur corps, mais le fait de porter le corset leur donne la sensation
de changer de sexe. Les troisièmes sont les masochistes qui se lacent
serré afin de créer une gêne érotique. Des superpositions
existent entre ces catégories, et certaines personnes ne se trouvent
pas nécessairement dans une catégorie. Il y a aussi les disciples
de la mode, moins nombreux aujourd'hui, qui s'habillent comme au XIXème
siècle.
Dans le monde des jeux de rôles sado masochistes, le corset a une signification
contextuelle et construite. La maîtresse porte un corset en tant qu'armure,
avec des courbes extrêmes, l'ultime provocation sexuelle pour l'esclave
qui ne peut toucher. L'esclave en contrepartie, porte un corset en tant que
punition. Les maîtresses paraissent et se sentent ainsi impénétrables.
Lorsque le corset réapparaît en mode, Vivienne Westwood est l'une
des premières a exploiter son charisme. "C'est son corset, à
première vue un remonte seins, qui a été l'une des plus
grosses contributions depuis ces dix dernières années", écrivit
Vogue. Westwood s'est inspirée des vêtements du XIXème siècle,
plutôt que les corsets de l'époque victorienne. Bien que visuellement
très attirants, ils n'étaient pas très bien structurés.
Ils étaient en plastique, assez léger et se zippaient au lieu
de se lacer.
C'est précisément le laçage qui attirait les autres couturiers.
Dans les années 50 le couturier Jacques Fath a crée une robe du
soir en satin rose avec le laçage du corset dans le dos. Le couturier
Jean Paul Gautier est connu pour le corset à bonnets pointus qu'il a
conçu pour Madonna. Son influente collection été de 1987
mettait en scène de nombreux corsets. Il créa aussi un grand nombre
de robes à corset en cuir avec le laçage de haut en bas - un style
auparavant utilisé dans la photographie pornographique des années
30. La bouteille de son parfum est de la forme de l'un de ses corsets.
Depuis le milieu des années 80, les corsets ont été un
thème récurrent dans la mode contemporaine. Le couturier Thierry
Mugler a fait du corset une partie intégrale de son design théâtrale
de la "femme fatale". Il a montré des corsets agressifs avec
des seins pointus et des corsets en cuir. Des couturiers comme Christian Lacroix,
Ungaro ou Valentino ont crée également des modèles glamours
et onéreux. Depuis, le corset est réapparu en tant que sous vêtement
et vêtement. On trouve aujourd'hui le corset plutôt en tant qu'accessoire
réalisé en standard par des entreprises ou des maisons corsetières
telle Cadolle, qui réalise des corsets sur mesure.
Ces derniers temps le corset a fait des retours majeurs. "Lacé pour
le plaisir?" demanda le New York Times. Le débat sur le fait que
le corset soutienne ou s'il emprisonne se représente avec les nouveaux
corsets vus lors des dernières collections. "De l'air, de l'air
!" s'exclame une journaliste du Figaro. Le retour du corset à la
mode (en tant que dessous et dessus) révèle le fait que le vêtement
est constamment revisité. En effet les derniers défilés
de mode Haute couture et prêt à porter de la saisons été
2001 ont révélé de nombreux corsets. Les plus remarqués
furent sans doute ceux de Jean Paul Gautier avec ce corset allant de la poitrine
aux genoux porté par la pulpeuse Sophie Dahl.
Sans doute moins touché par la guerre et plus traditionnels, les américaines
et les anglaises sont plus nombreuses à le porter. Il reste certes quelques
personnes qui le portent tous les jours, et quelques une d'entre elles à
le garder la nuit, mais de part sa rigidité, reste un vêtement
porté pour des occasions spéciales. Ainsi, il est fréquemment
utilisé avec les robes de mariage, jour durant lequel la mariée
souhaite être la plus belle et la plus séduisante. Les femmes portant
un corset aujourd'hui plus encore le portent dans le but de séduire.
Correctement ajusté il sait se faire discret voir invisible. Il reste
cependant inadapté aux conditions de vie actuelles. Il semble évident
que porter un corset durant une journée de travail n'est pas évident
de par son incommodité.
Définitions :
Busc Auparavant en bois, aujourd'hui en métal, il se trouve au centre
sur le devant du corset. Il permet une ouverture facile et rapide. Il participe
avec les baleines au maintient. Il est composé sur la partie gauche d'ergots
male se clipsant dans les boucles de la partie opposée.
Protecteur de lacet Pièce sans renfort ou très léger,
de la même longueur que la hauteur du corset et d'un dizaine de centimètre
de large. Il est très souvent de la même matière et couleur
que l'extérieur du corset. Il est utilisé pour éviter que
les lacets ne frotte ou pince la peau et qu'elle boudinne entre les croisements.
Il permet aussi de donner une allure fini au corset.
Source et conseils à propos du corset http://perso.wanadoo.fr/corset
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